LesFlandrin, artistes et frĂšres (mba Lyon) Auguste, Hippolyte et Paul Flandrin comptent parmi les artistes les plus importants de la scĂšne lyonnaise au XIXe siĂšcle. Le musĂ©e des Beaux-Arts de Lyon conserve prĂšs de 200 oeuvres. Cet Ă©tĂ©, une exposition invitait Ă  dĂ©couvrir leur travail, en MusĂ©edes Beaux-arts – Tour 41 17 et 18 septembre Belfort, Tour 41-MusĂ©e des Beaux-arts Un parcours allant de l’art mĂ©diĂ©val au dĂ©but de l’art moderne Belfort, Tour 41-MusĂ©e des Beaux-arts Rue Georges Pompidou, 90000 Belfort Belfort 90000 Territoire-de-Belfort Bourgogne-Franche-ComtĂ© Nombreuses places de stationnement Ă  proximitĂ©.Toilettes accessibles aux musĂ©edes beaux arts. Visites guidĂ©es. les chefs d'Ɠuvres du Palais Fesch. -. Le vendredi 26 aoĂ»t et les vendredis 2 / 9 / 16 / 23 et 30 septembre 2022. Exposition temporaire. "La Grande Bellezza, L’Art Ă  Rome au XVIIIe siĂšcle, 1700-1758". -. LeMusĂ©e des Beaux-Arts de Tours sera fermĂ© exceptionnellement du lundi 17 au vendredi 21 dĂ©cembre 2018 pour cause de travaux sur le perron du bĂątiment. En revanche, les visites de groupes et LeMusĂ©e des Beaux-Arts de Tours. Le MusĂ©e des Beaux-Arts de Tours dĂ©veloppe une programmation d’expositions temporaires majeures ; une politique d’acquisition, de restauration d’Ɠuvres ainsi que des actions pour l’accĂšs Ă  la culture de tous. PIKQ. Le thĂšme du mois d’avril du rendez-vous mensuel EnFranceAussi organisĂ© par Le coin des voyageurs » est ornithologie » proposĂ© par Annabelle FrĂ©chette Un article qui entre dans ma sĂ©rie que visiter Ă  tours? Je pensais vous parler des oiseaux de Loire, cormorans, hĂ©rons et autres aigrettes qui se baladent aussi dans la campagne
 j’en vois quasiment tous les jours au fil de mes dĂ©placements en voiture
 sauf que bien entendu, le jour oĂč je pense pouvoir en photographier
 pas un Ă  l’horizon ou bien trop loin pour mon petit zoom! J’aurais pu vous parler aussi du magnifique spectacle et des oiseaux du zoo de Beauval
 mais je l’avais dĂ©jĂ  fait ici Les maĂźtres des airs oiseaux zoo de Beauval Bref, comme dans la mĂȘme pĂ©riode j’avais prĂ©vu d’emmener une amie visiter le MusĂ©e des Beaux-Arts de Tours 
 le plan B Ă©tait trouvĂ©! Ornithologie dans l’art! ok, c’est un peu loin de l’idĂ©e du thĂšme de dĂ©part
 dĂ©solĂ©e! Mais cest l’occasion de vous prĂ©senter ce beau musĂ©e de la ville de Tours! De nombreuses animations et ateliers y sont proposĂ©s pour les enfants, j’ai eu l’occasion d’en faire plusieurs, petits et grands en sont toujours sortis ravis, n’hĂ©sitez vraiment pas Ă  participer aux animations et un dimanche par mois, c’est gratuit ! toutes les infos sur le musĂ©e A l’intĂ©rieur de plusieurs salles, on trouve des coffrets de jeux pour les enfants en lien avec les Ɠuvres, des explications leur sont spĂ©cialement destinĂ©es, une visite Ă  faire en famille! La visite commence avec un trait d’union avec la Loire, Olivier DebrĂ© dont je vous avait dĂ©jĂ  parlĂ© pour l’exposition qui lui est consacrĂ©e au CCCOD, Centre de CrĂ©ation Contemporaine Olivier DebrĂ©, de Tours CCCOD Les nymphĂ©as d’Olivier DebrĂ© et que l’on retrouve au musĂ©es des Beaux-Arts en compagnie de Calder Le musĂ©e des Beaux-Arts de Tours est installĂ© dans l’ancien parlais des archevĂȘques, accolĂ© au rempart du IVe siĂšcle de belles vues sur la cathĂ©drale des fenĂȘtres des Ă©tages! sur un site occupĂ© dĂšs l’antiquitĂ©, on trouve dans ses souterrains une inscription lapidaire Ă  la gloire des Turons. Le fonds le plus ancien du musĂ©e est constituĂ© d’Ɠuvres saisies en 1794 , en particulier les abbayes de Marmoutier, de Bourgueil et de La Riche, ainsi que des tableaux et un exceptionnel mobilier provenant du chĂąteau de Chanteloup et de Richelieu. voir visiter Richelieu, la ville du Cardinal et ses musĂ©es! La dispersion, en 1863, de la collection Campana, acquise par NapolĂ©on III, valut Ă  Tours de recevoir 94 objets antiques. DĂ©pĂŽts de l’Etat, legs et dons enrichissent le musĂ©e avec l’Ex-voto de Rubens, les deux panneaux d’Andrea Mantegna, Le Christ au Jardin des Oliviers et La RĂ©surrection, et des Ɠuvres de Rembrandt, Champaigne, Ingres, Van Loo, Vernet
 La collection de peinture française du XVIIIe siĂšcle est l’une des plus importante de France et celle des Primitifs italiens la plus riche aprĂšs le Louvre Lorenzo Veneziano, Naddo Ceccarelli, Niccolo di Tommaso, Lippo Vanni, Lippo d’Andrea, Cecco di Pietro, Giovanni di Paolo, Antonio Vivarini
 Le XIX Ăšme est reprĂ©sentĂ© par l’école nĂ©o-classique SuvĂ©e, Taillasson, le romantisme Vinchon, l’orientalisme Belly, ChassĂ©riau, Delacroix, le rĂ©alisme Bastien-Lepage, Corot, Cazin, Gervex jusqu Ă  l’impressionnisme, post-impressionnisme, symbolisme Monet, Degas, Henri Martin, Le Sidaner, Wiem et en sculpture avec Barye, Bourdelle, David d’Angers, Rodin
 Jean BĂ©raud La collection d’Ɠuvres du XXe siĂšcle regroupe actuellement les noms de GeneviĂšve Asse, Silvano Bozzolini, Peter Briggs, Pierre Buraglio, Alexander Calder, Joe Davidson, Olivier DebrĂ©, Maurice Denis, Jacques Monory, Bruno Peinado, Serge Poliakoff, Zao Wou-ki
 Mais ne nous dispersons pas dans les collections, gardons le thĂšme Ă  la recherche des volatiles! Au fil de l'article sur Tours et Culture La collection XVIIIĂšme siĂšcleSĂ©bastien LE CLERC La DĂ©ification d’EnĂ©eJean-Bernard RESTOUT 1732 – 1797 PhilĂ©mon et Baucis donnant l’hospitalitĂ© Ă  Jupiter et MercureCollections du XIXĂšmeEdouard DEBAT-PONSAN 1847 – 1913 Avant le balMaquette de Fontaine pour la Casa VĂ©lasquez deMarcel Gaumont 1880 – 1962 Du cĂŽtĂ© des collections plus anciennesL’histoire de Camille d’aprĂšs VirgileLe MusĂ©e des Beaux-Arts de Tours en pratiqueLes bonnes adresses d’EimelleExpositions au MusĂ©e des Beaux-arts de Tours La collection XVIIIĂšme siĂšcle PremiĂšres plumes aperçues un cygne SĂ©bastien LE CLERC La DĂ©ification d’EnĂ©e puis une oie, en fĂącheuse posture Jean-Bernard RESTOUT 1732 – 1797 PhilĂ©mon et Baucis donnant l’hospitalitĂ© Ă  Jupiter et Mercure Sur ce thĂšme mythologique provenant d’Ovide , l’artiste adopte une composition rĂ©aliste un couple ĂągĂ©, d’une extrĂȘme pauvretĂ©, s’apprĂȘte Ă  sacrifier son unique bien, une oie, pour offrir un repas aux deux hommes
 dont ils ignorent l’origine divine
 La version cartel pour les enfants Du cĂŽtĂ© des meubles aussi, de petits oiseaux se sont glissĂ©s
 CĂŽtĂ© plumes
 La poĂ©sie, Nicolas FouchĂ© 1653-1733 plumes qui peuvent ĂȘtre aussi dĂ©coratives tant pour les humains que pour les harnachements La foire de Bezons, vers 1700-1704, par Joseph Parrocel Collections du XIXĂšme Edouard DEBAT-PONSAN 1847 – 1913 Avant le bal Les oiseaux dans le tableau du tableau ! Un dĂ©tail du tableau Eros et Cupidon de Lecomte du NouĂż, en 1873 Un oiseau en cage, dĂ©tail d’un tableau de Jean-Pierre Vallet, portrait de Mme Neveu, fleuriste et marchande de fruits, vers 1830 FaĂŻence d’Avisseau Petite fille nourrissant des poules, vers 1891, Edouard Debat-Ponsan Nu fĂ©minin de Marcel Gaumont Dans les collections antiques, c’est la chouette qui est Ă  l’honneur, sur des vases mais on la retrouve aussi sur cette colonne aux faces ornĂ©es de personnages empruntĂ©s Ă  la Mythologie grecque Maquette de Fontaine pour la Casa VĂ©lasquez deMarcel Gaumont 1880 – 1962 Du cĂŽtĂ© des collections plus anciennes Sur un coffre de mariage, Florence , vers 1460, l’ancĂȘtre de la BD, en plusieurs scĂšnes L’histoire de Camille d’aprĂšs Virgile pour les blasons tout autour du cadre Les messagers incontournables des annonciations, Giovani di Tano Fei A la chasse au faucon Enfin, pour croiser de vrais oiseaux, il suffit de tourner autour du CĂšdre du Liban de 1804 du parc! et l’on ne quittera pas les lieux sans un petit bonjour Ă  Fritz, l’élĂ©phant du cirque Barnum abattu Ă  Tours en 1902 alors qu’il Ă©tait devenu incontrĂŽlable lors de la parade du cirque et naturalisĂ©. Bon, je me suis bien Ă©loignĂ©e du thĂšme de dĂ©part, mais j’espĂšre que ce panorama des collections du MusĂ©e des Beaux Arts de Tours Ă  travers l’angle oiseau » vous aura donnĂ© envie d’en dĂ©couvrir plus et de pousser la porte du lieu! Le MusĂ©e des Beaux-Arts de Tours en pratique Le musĂ©e est ouvert tous les jours sauf le mardi de 9h00 Ă  12h45 et14h00 Ă  18h00. Gratuit le premier dimanche du mois. Au programme du printemps , Ă  partir du 18 mai, une exposition consacrĂ©e Ă  Balzac qui bĂ©nĂ©ficie dĂ©jĂ  d’une salle dĂ©diĂ©e dans le musĂ©e. Portrait de Balzac par Seguin et Maison du curĂ© de Tours par Souillet Les bonnes adresses d’Eimelle En sortant du MusĂ©e, une petite pause gourmande au salon de thĂ© Aux dĂ©lices des Beaux-arts », oĂč vous pourrez goĂ»ter si vous ne la connaissez pas encore, la spĂ©cialitĂ© de Tours qu’est le Nougat de Tours dont je vous parlais ici A dĂ©guster par exemple dans le Pour retrouver les liens des articles des autres participants, avec cette fois des oiseaux en plumes et en os, c’est ici Les visiteurs qui se pressent pour dĂ©couvrir le redĂ©ploiement de la collection permanente du MusĂ©e national des beaux-arts du QuĂ©bec sont d’entrĂ©e de jeu saisis, sans savoir pourquoi. On s’arrĂȘte avant mĂȘme l’arrivĂ©e aux salles de l’expo­sition 350 ans de pratiques artistiques du QuĂ©bec. La collection occupe dĂ©sormais cinq des sept salles du pavillon GĂ©rard-Morisset, prenant pour point de dĂ©part historique la Nouvelle-France. Les 700 Ɠuvres aujourd’hui exposĂ©es regroupent peintures et sculptures, jouxtant des piĂšces d’orfĂšvrerie superbes, de mobilier et d’arts graphiques et photographiques qui Ă©largissent le champ de la crĂ©ativitĂ©. Parmi ces piĂšces, 400 sont nouvellement sorties des rĂ©serves, ajoutĂ©es aux piĂšces connues souvent exposĂ©es et reproduites, augmentant ainsi le nombre des artistes reconnus – plus de 250 –, qui seront ainsi moins mĂ©connus. La surprise vient du fait que le vieux » bĂątiment de 1933 demeure tel quel, mĂ©tamorphosĂ© cependant par l’afflux de lumiĂšre extĂ©rieure. Des pans de murs ont Ă©tĂ© abolis, remplacĂ©s par de grands panneaux de verre, ouverts aux variations du jour borĂ©al sur le paysage urbain. Plus qu’un modeste redĂ©ploiement », il y a transformation sur le plan architectural et dans l’approche musĂ©ologique. Le lien visuel avec le pavillon Pierre Lassonde et l’église Saint-Dominique, visibles depuis un confortable salon amĂ©nagĂ© pour la consultation des catalogues, est particuliĂšrement rĂ©ussi. Le concept gĂ©nĂ©ral privilĂ©gie une approche dĂ©cloisonnĂ©e qui dĂ©borde des sentiers battus de l’histoire de l’art une ouverture sur la simultanĂ©itĂ© des courants artistiques, qui s’entrecroisent au lieu de suivre linĂ©airement une chronologie artificiellement dĂ©coupĂ©e dans chaque discipline. ConsacrĂ©e Ă  l’émergence de la modernitĂ© au cours de la premiĂšre moitiĂ© du 20e siĂšcle, la salle 4, sur laquelle j’ai concentrĂ© mon attention, est remarquable par la mise en espace de tableaux, d’objets, de dessins, de photographies et de documents dans des vitrines dont certaines s’éclairent Ă  l’approche du regardant. De l’impeccable blancheur des murs et de la transparence lumineuse des stĂšles en suspension, des parois et des vitrines qui reposent sur des pattes quasi invisibles, Ă©mane une impression de lĂ©gĂšretĂ© flottante, malgrĂ© le nombre d’Ɠuvres, qui s’avoisinent sans s’occulter. Une ingĂ©nieuse structuration de l’espace, selon des diagonales, permet la vision Ă  distance, avec recul. L’approche de la salle 4 se distingue de celle, frontale, qui caractĂ©rise plus classiquement les autres salles Ce sont deux perspectives transversales qui organisent la salle en zones distinctes, mais communicantes, car les artistes sont nombreux Ă  se voir reprĂ©sentĂ©s dans plusieurs sections. [
] La dĂ©ambulation se veut libre Ă  la maniĂšre d’une dĂ©rive entre rues et espaces intĂ©rieurs1. » Sans souci de catĂ©gorie ou de chronologie des Ɠuvres quitte Ă  y revenir pour un second parcours, le regardant se laisse attirer oĂč va son plaisir, par telle juxtaposition inhabituelle, telle harmonie ou discordance de l’accrochage, telle Ɠuvre inconnue, ou cette autre qui, tel[s] les sorciers et les magnĂ©tiseurs, projette sa pensĂ©e Ă  distance2 ». Un spectacle dans le spectacle consiste, assis sur un banc, Ă  regarder le cheminement des arrivants dans la salle
 Une balade alĂ©atoire La section dĂ©volue au portrait captive le visiteur, le regard du modĂšle direct, baissĂ©, de biais, etc. Ă©tant toujours sĂ©miotiquement un point fort de l’image. Sur une cimaise ajoutĂ©e en diagonale, un alignement juxtapose Ă  des portraits cĂ©lĂšbres de Lilias Newton, Alfred Pellan et Jori Smith, l’Autoportrait au chat de Mimi Parent, presque naĂŻf. On regrette l’absence de la vraie naĂŻve de Charlevoix, Simone Mary Bouchard. Dans les annĂ©es 1940, on exposait ses Ɠuvres avec celles des artistes modernes. Solide, au contour nettement dĂ©coupĂ© sur fond de bleu turquoise intense, Paul, Trappeur vers 1929, par Edwin Holgate, cĂŽtoie le portrait tout en dĂ©licatesse diaphane du pĂšre Couturier, peint par Louise Gadbois 1941. Ces deux artistes, bien que diffĂ©rents de style, ont Ă©tĂ© maĂźtre et Ă©lĂšve, ce par quoi leur rapprochement se justifie. Un grand tableau de Suzanne Duquet intrigue Groupe 1941 rassemble trois femmes assises, oisives, modĂšles en tenue d’intĂ©rieur, et elle-mĂȘme, debout au chevalet, palette en main, dallure trĂšs masculine par ses mains, son visage, son costume. Il y a lĂ  une dĂ©nonciation du rĂŽle dĂ©volu Ă  la femme Ă  l’époque, selon l’idĂ©e dominante que l’artiste ne peut ĂȘtre que mĂąle et viril la critique des annĂ©es 1940 en tĂ©moigne abondamment. Il n’empĂȘche que le nombre de femmes peintres augmente, comme le prouve le Groupe du Beaver Hall oĂč les hommes sont minoritaires. Randolph Hewton, l’un des deux fondateurs du groupe avec Holgate, signe vers 1929 un morceau de peinture », RĂȘverie, d’un coloris admirable. De la SociĂ©tĂ© d’art contemporain fondĂ©e par John Lyman, Marian Scott se distingue dĂšs 1939 par son Crocus semi-abstrait, accrochĂ© dans une reconstitution d’amĂ©nagement intĂ©rieur art dĂ©co avec coiffeuse et pouf Robert Blatter, 1930, et torchĂšre d’Omer Parent. Plus tardive, La Fontaine ArĂ©thuse 1957 d’Albert Dumouchel offre un bon voisinage, tout en courbes, en contraste voulu avec Ville 1948 de Fritz Brandtner – artiste encore trop mĂ©connu –, abstraction gĂ©omĂ©trique aux lignes droites et aux volumes verticaux. Comme le portrait, la nature morte et le paysage sont des descendants de la grande peinture » Ă  sujets historiques ou religieux des siĂšcles prĂ©cĂ©dents. GrĂące aux vies tranquilles » expression qui serait la traduction littĂ©rale du terme stilleven en nĂ©erlandais, still lifes en anglais, la dĂ©ambulation mĂ©nage des pauses visuelles qui rendent hommage Ă  la libertĂ© d’improvisation des artistes, Ă  l’audace de leur expĂ©rimentation. Des natures mortes distantes dans l’accrochage se rapprochent par leur structuration et leur palette colorĂ©e. La gouache de Paul-Émile Borduas, Abstraction 37 1942, dĂ©calque abstraitement les contours d’un plat de fruits sur une table avec nappe, sujet figuratif Ă©galement traitĂ© par Simone Aubry-Beaulieu en 1946. La Nature morte Ă  la bouteille et aux cerises de Paul-Vanier Beaulieu 1951 est plus plasticienne et fait regretter l’absence d’une gouache abstraite de son frĂšre, le peintre Louis Jaque. Des griottes sont jetĂ©es parmi les Fleurs et dominos 1940 de la composition synthĂ©tique de Pellan, matissien et cubiste Ă  son retour de France. Il se rĂ©approprie son pays par de joyeux clichĂ©s de vacances dans le Village de la Petite-RiviĂšre- Saint-François 1941. Les paysages permettent une vĂ©ritable promenade en nature ou dans la ville, plus rarement Ă  la mer, par exemple Ă  PercĂ© avec Rita Mount vers 1923, une huile aux transparences lumineuses d’aquarelle, ou encore dans le Paysage de Charlevoix de Jean Paul Lemieux 1935. Ce coin lumineux de l’exposition, avec ses cadres d’époque, oĂč l’air circule, fait face aux scĂšnes urbaines verticales d’Adrien HĂ©bert. Les 700 Ɠuvres aujourd’hui exposĂ©es regroupent peintures et sculptures, jouxtant des piĂšces d’orfĂšvrerie superbes, de mobilier et d’arts graphiques et photographiques qui Ă©largissent le champ de la crĂ©ativitĂ©. LibĂ©rer CĂ©lĂ©brĂ©e trois jours avant la rĂ©ouverture du MusĂ©e, la commĂ©moration de l’armistice de 1918 rappelait Ă  notre mĂ©moire le contexte historique de cette premiĂšre moitiĂ© du 20e siĂšcle deux guerres mondiales et le temps d’une paix fissurĂ© par la crise Ă©conomique des annĂ©es 1930 et la montĂ©e de l’hitlĂ©risme. Si les artistes partis faire leur grand tour » en Europe rentrent au pays dĂšs le dĂ©but des conflits, les EuropĂ©ens traversent l’Atlantique et contribuent Ă  l’écroulement des vieux dĂ©cors entretenus par les acadĂ©mies et les institutions. Brandtner a quittĂ© l’Allemagne Ă  la fin des annĂ©es 1920. Sa connaissance Ă©tendue des mouvements avant-gardistes europĂ©ens fait rapidement de lui un passeur d’art moderne dans son rĂ©seau. [
] Pacifiste et socialement engagĂ©, il prend rĂ©guliĂšrement pour sujet le travail des ouvriers qui fabriquent armes et munitions, en plus de peindre l’inquiĂ©tude et l’horreur3 » qu’il connaĂźt intimement depuis 1914-1918. Il les exprime dans ses xylographies de style expressionniste allemand Guerre, 1942, comme Ernst Neumann dans ses lithographies ChĂŽmeur no 4, 1933. Les peintres juifs de MontrĂ©al4 ont toutes raisons de traduire l’angoisse qui domine les annĂ©es de guerre. Dans la peinture allĂ©gorique Front intĂ©rieur 1940, Harry Mayerovitch s’interroge sur la pertinence de l’art dans un monde Ă  feu et Ă  sang, sur le rĂŽle des revendications exprimĂ©es dans les manifestes, rĂŽle apparemment dĂ©risoire dans un tel contexte, sur leur valeur quand tout est dĂ©moli, anĂ©anti, pulvĂ©risĂ©. À de tels doutes existentiels, Marie-Alain Couturier rĂ©pond libertĂ©, espĂ©rance, lutte. Si Revendiquer » devient le mot d’ordre choisi pour caractĂ©riser la pĂ©riode aprĂšs Croire », Devenir », Ressentir », Imaginer », appliquĂ©s aux pĂ©riodes antĂ©rieures, LibĂ©rer » aurait Ă©tĂ© plus englobant sur tous les plans libĂ©ration des peuples opprimĂ©s, des artistes sous la fĂ©rule acadĂ©mique, des femmes sous le joug paternaliste. Il faut avoir l’ñme chevillĂ©e au corps pour lutter comme le pĂšre Couturier l’a fait pendant les quatre annĂ©es que dure son exil en AmĂ©rique au cours de la Seconde Guerre mondiale, par prĂ©dilection au Canada français ». Il nous laisse le monumental tĂ©moignage de son espĂ©rance avec cette PentecĂŽte 1944 qui nous attire irrĂ©sistiblement vers le fond de la salle 4. Le tableau restaurĂ©, peint originellement dans le chapitre du monastĂšre des Dominicains qui fait place aujourd’hui au Pavillon Pierre Lassonde du MusĂ©e, est une complĂšte dĂ©couverte pour le public. CommencĂ©e aux premiers jours d’avril et terminĂ©e vraisemblablement en juillet 1944, La PentecĂŽte se prĂ©sentait, avant sa restauration, dans un long format horizontal de 152 cm sur 397 cm, divisĂ© en deux parties quasi Ă©gales, selon un axe vertical habitĂ© par la Vierge assise au milieu de douze figures parmi lesquelles une seconde femme. LinterprĂ©tation de Couturier reste ici fidĂšle aux textes des Évangiles et Ă  la tradition chrĂ©tienne, et est traitĂ©e sous le signe du Greco revisitĂ© par le cubisme. L’artiste gomme les courbes et accentue les plis, soulignant les volumes anguleux qui confĂšrent aux apĂŽtres la spatialitĂ© quasi sculpturale de statues assises sur un socle cubique. La partie centrale prĂ©sente des accords de couleurs trĂšs hardis, dans la juxtaposition du bleu de Prusse et du rose intense, de l’orangĂ© et du magenta aurĂ©olĂ©s de jaunes et de rouges, avec des blancs trĂšs crus. La remarque formulĂ©e en juillet 1929, dans une lettre Ă  monseigneur Maurault par le jeune Paul-Émile Borduas, quand il rencontre Couturier sur le chantier de Chaillon en France, revient en mĂ©moire Ce n’est pas la composition qui me plaĂźt le plus, c’est l’harmonie des couleurs et son dessin5 ». La composition triangulaire et en trios rĂ©vĂšle la TrinitĂ© dans la prĂ©sence de l’Esprit, par les flammĂšches et le vent violent qui frappent l’assistance de stupeur. Ces manifestations surnaturelles ont lieu Ă  la PentecĂŽte, c’est-Ă -dire cinquante jours aprĂšs PĂąques. Une notice de 1996 explique les circonstances du don de cette Ɠuvre majeure aux Dominicains de QuĂ©bec Cette peinture du Fr. Couturier, nous fut offerte par son Exc. Mgr. RĂ©ginald Duprat, en 1944. À l’origine cette peinture Ă©tait marouflĂ©e dans l’ancienne salle du chapitre, qui, Ă  l’époque [allait] jusqu’au mur de la sacristie actuelle. » Une indication manuscrite en marge signale que Madeleine Pratte, de QuĂ©bec, a posĂ© pour le personnage de Marie. Il est heureux que cette Ɠuvre ait trouvĂ© sa place au MusĂ©e national des beaux-arts du QuĂ©bec, parmi des sculptures religieuses Ă©purĂ©es et modernes comme les voulait le pĂšre Couturier, entre un tableau de Borduas et des Ɠuvres d’Ozias Leduc, portes de retable suspendues Ă  un panneau de verre et dessins prĂ©cieusement exposĂ©s en vitrine. Aussi vertical que PentecĂŽte est horizontal, le Saint Jean de Dieu de Jean Dallaire 1950 est une peinture en trompe-l’Ɠil de tapisserie on pense Ă  Jean Lurçat qui Ă©claire de l’intĂ©rieur et perce le mur comme une veduta. Cette section remarquable montre que la spiritualitĂ© et l’art sacrĂ© re­nouvelĂ© peuvent intĂ©grer les prĂ©occupations esthĂ©tiques de l’art moderne, jusqu’à l’abstraction, ce que Couturier dĂ©couvre Ă  MontrĂ©al6. Dans son introduction au magazine- catalogue d’exposition, la commissaire Anne- Marie Bouchard pose avec impatience la question essentielle Sommes-nous condamnĂ©s Ă  réécrire sans cesse la mĂȘme Histoire ? » Qu’elle se rassure plus qu’un simple rĂ©amĂ©nagement de la collection, son travail de quatre annĂ©es produit une exposition qui nous sort des sentiers battus, rafraĂźchit le regard de perspectives Ă©clairantes, et renoue intelligemment avec le plaisir de l’art. 1 Anne-Marie Bouchard, 350 ans de pratiques artistiques au QuĂ©bec magazine-catalogue d’exposition, QuĂ©bec MusĂ©e national des beaux-arts du QuĂ©bec, 2018, p. 43. 2 Charles Baudelaire, Ă  propos de l’Ɠuvre d’EugĂšne Delacroix. 3 Anne-Marie Bouchard, Fritz Brandtner », op cit., p. 50. 4 Maurice Gagnon, en 1941, alors que l’antisĂ©mitisme fait rage, regroupe ces artistes dans une catĂ©gorie spĂ©cifique, ce qui indigne Marie-Alain Couturier. Cette distinction perdure aujourd’hui. 5 Paul-Émile Borduas, lettre du 17 juillet 1929 Ă  monseigneur Olivier Maurault, dans Écrits II, MontrĂ©al, Presses de l’UniversitĂ© de MontrĂ©al, 1997, p. 118. 6 Voir aussi Monique Brunet-Weinmann, Le pĂšre Marie-Alain Couturier », dans Anne-Marie Bouchard, op. cit., p. 51, et son livre Le Souffle et la flamme Marie-Alain Couturier au Canada et ses lettres Ă  Louise Gadbois, QuĂ©bec, Septentrion, 2016. 3e Ă©dition du spectacle son et lumiĂšre Les Nuits Renaissance ! Un divertissement nocturne qui illumine la façade du musĂ©e des Beaux Arts Ă  Tours pendant la saison estivale. Tous les soirs jusqu’au 5 septembre 2021. Les illuminations Ă  Tours À l’image de l’ancienne animation son et lumiĂšre par Damien Fontaine jouĂ©e contre la façade de la CathĂ©drale Saint-Gatien pendant 3 annĂ©es, ce spectacle de projection vaut le dĂ©tour. Aujourd’hui projetĂ©e dans le parc du MusĂ©e des Beaux-Arts, la reprĂ©sentation Les Illusions de la Renaissance fĂȘte les 500 ans de la Renaissance contre l’histoire de Saint-Martin pour la 1ere version. Un voyage dans l’histoire qui vous transportera au dĂ©but du 16e siĂšcle, une Ă©poque riche de prĂ©cieuses innovations en faveur des marins-explorateurs boussole, astrolabe
 Pour regarder la fresque s’animer, il vous suffira de vous poser sur la pelouse situĂ©e juste en face. Un espace d’oĂč vous pourrez admirer les 13 tableaux Ă©voquant Chambord,la royautĂ© et ses fĂȘtes,l’art,l’invention de l’imprimerie,les grands humanistesou encore LĂ©onard de Vinci. Une composition sons & images qui traverse le temps. À la mĂȘme Ă©poque, les chĂąteaux de la Loire reprĂ©sentent le faste de la cour vitraux, sculptures, musiques, enluminures, peintures
 Son & image Ă  Tours les nouveautĂ©s 2021 Il y a Ă  peu prĂšs 25 % de la projection qui a Ă©tĂ© renouvelĂ©e. Christophe Dupin, maire-adjoint chargĂ© de la culture et de l’éducation populaire Ă  Tours Par rapport Ă  l’annĂ©e derniĂšre, 3 scĂšnes ont Ă©tĂ© modifiĂ©es la sĂ©quence d’ouverture,la sĂ©quence de fin,une sĂ©quence au milieu consacrĂ©e Ă  l’humanisme. Pour la 3e saison du programme toujours conçu par Abeille Brissaud, deux de ces sĂ©quences, sont mĂȘme interprĂ©tĂ©es par des musiciens tourangeaux qui font de la musique actuelle et de la musique Ă©lectronique. Informations pratiques Adresse MusĂ©e des Beaux Arts, Place François Sicard 37000 TOURS EntrĂ©e gratuiteSans rĂ©servation depuis le mercredi 7 juillet 2021DurĂ©e 20 minutes7 j / 7Chiens non admis, par mesure d’hygiĂšne Horaires HorairesOuverture / fermetureJuin / juillet22 h 45Ouverture des portes du jardin Ă  21 h 45, fermeture des portes Ă  22 h 40 AoĂ»t / septembre22 h 15Ouverture des portes du jardin Ă  21 h 15, fermeture des portes Ă  22 h 10 Un Kiosque de restauration slow-food » est ouvert Juin / juillet de 21 h 45 Ă  22 h 30AoĂ»t / septembre de 21 h 15 Ă  22 h 00 RĂ©servez votre hĂŽtel Ă  Tours pour profiter du spectacle nocturne PrĂȘts pour le bouquet final de votre week-end en Touraine ? RĂ©servez votre chambre pour un sĂ©jour riche en dĂ©couvertes ! Notre hĂŽtel ibis styles Tours sud est situĂ© Ă  10 min du centre-ville et vous propose un buffet petit-dĂ©jeuner gourmand inclus & une formule restaurant. L’hĂŽtel vous propose Ă©galement de nombreuses rĂ©ductions pour vos entrĂ©es dans les chĂąteaux de la rĂ©gion. Notre hĂŽtel Tours sud vous garantit des chambres individuelles Ă  petits prix, un restaurant et un bar ainsi que de nombreux services bouquet TV,sĂšche-cheveux
 Rentrez vous reposer et apprĂ©ciez de tous nos services de confort avant de repartir en balade pour dĂ©couvrir la ville de Tours. Profitez Ă©galement de la piscine de notre ibis styles Tours Sud les jours de grand soleil ! Source image Ă  la une © Ville de Tours Au premier Ă©tage de l’aile Louis XII, six salles sont entiĂšrement consacrĂ©es Ă  la prĂ©sentation des collections de peinture et de sculpture. Le musĂ©e des Beaux-Arts du chĂąteau de Blois prĂ©sente prĂšs de trois cents Ɠuvres, peintures, sculptures et objets d’art qui retracent l’histoire des arts europĂ©ens du XVIe au XIXe siĂšcles. Parmi les chefs-d’Ɠuvre exposĂ©s, il faut distinguer les tableaux de Cousin, Stella, Boucher, Ingres ou ChassĂ©riau ou bien les sculptures de Lemoyne, David d’Angers et PrĂ©ault. Un accent particulier est mis sur le genre du portrait au XVIIe siĂšcle ou bien encore sur l’art troubadour qui, au dĂ©but du XIXe siĂšcle, s’attache Ă  raconter de maniĂšre sentimentale et théùtrale l’histoire des grands hĂ©ros nationaux du Moyen-Ăąge et de la Renaissance comme Jeanne d’Arc ou François Ier. Histoire du musĂ©e Un musĂ©e dans un chĂąteau OĂč l’on trouve l’architecture et l’histoire, on attend des collections. Quand l’architecture a caractĂšre d’exception, on attend les chefs-d’Ɠuvre. S’il ne reste plus rien aujourd’hui des collections des rois de France au chĂąteau de Blois, le musĂ©e des Beaux-Arts vous invite, dans les anciens appartements du roi Louis XII, Ă  un parcours inattendu Ă  travers les arts depuis la Renaissance jusqu’à la fin du XIXe siĂšcle. Le musĂ©e des Beaux-Arts du chĂąteau de Blois se dĂ©ploie dans les six salles du premier Ă©tage de l’aile Louis XII depuis 1869. En effet dĂšs l’époque de la RĂ©volution, des voix s’élĂšvent Ă  Blois comme un peu partout ailleurs en France pour demander la crĂ©ation d’un musĂ©e destinĂ© notamment Ă  la formation des artistes. En 1810, un dĂ©cret impĂ©rial accorde aux villes la nu-propriĂ©tĂ© des Ă©difices militaires et c’est en tant que caserne que le chĂąteau de Blois devient 1850, Pierre-Stanislas Maigreau-Blau, maire de Blois, est Ă  l’origine de la crĂ©ation du musĂ©e qui s’installe alors dans l’aile François Ier, Ă©coutons-le dĂ©fendre son projet " Il n’y a pas de chef-lieu de dĂ©partement en France qui ne soit aujourd’hui dotĂ© d’un musĂ©e. [
] Il serait superflu d’examiner les avantages de ces sortes d’établissements ; On sait de quel encouragement puissant ils sont pour les arts et les sciences, par les modĂšles ou les collections qu’ils offrent Ă  l’étude". Ainsi l’armĂ©e libĂšre-t-elle peu Ă  peu les espaces du chĂąteau qui sont investis par les peintures, sculptures, et autres objets d’art prĂȘtĂ©s dans un premier temps par les collectionneurs privĂ©s lors d’expositions temporaires, puis peu Ă  peu lĂ©guĂ©s Ă  la ville et qui s’ajoutent aux envois de l’Etat et aux achats sur le marchĂ© de l’art pour constituer le patrimoine artistique des BlĂ©sois. La musĂ©ographie actuelle, qui remonte Ă  la rĂ©novation de 1995, a pour ambition de concilier le cadre du dĂ©cor grandiose voulu par l’architecte FĂ©lix Duban et les exigences d’un musĂ©e moderne. L’idĂ©e directrice est de donner au visiteur le sentiment qu’il traverse les appartements anciens d’un prince contemporain et collectionneur, dont le goĂ»t raffinĂ© et Ă©rudit transparaĂźt par l’exposition d’Ɠuvres rares, surprenantes et belles. Ainsi a-t-on privilĂ©giĂ© les tentures de velours aux tons soutenus, les vitrines du XIXe siĂšcle et l’accrochage serrĂ©. C’est ce parti prix qui fait toute l’originalitĂ© du musĂ©e des Beaux-Arts du chĂąteau de Blois. La salle d'actualitĂ© Paul Renouard, peintre et illustrateur Cette salle accueille deux expositions par an, qui permettent au public de dĂ©couvrir des Ɠuvres habituellement en rĂ©serve. Cela permet aussi au public de mieux connaĂźtre le travail de l’équipe de conservation restaurations, acquisitions rĂ©centes et actualitĂ©s scientifiques. Ainsi, il est possible d’exposer plus rĂ©guliĂšrement les dessins et les gravures qui ne peuvent ĂȘtre exposĂ©s Ă  la lumiĂšre que pendant de courtes durĂ©es. Ces expositions sont avant tout destinĂ©es au public local et offrent l’occasion de frĂ©quenter pĂ©riodiquement notre musĂ©e des Beaux-Arts. Exposition actuelle Paul Renouard Cheverny 1845 ; Paris 1924 peintre et illustrateur De condition modeste, c’est Ă  l’ñge de 14 ans que Paul Renouard quitte Cheverny pour trouver du travail Ă  Paris. En 1868, alors qu’il est employĂ© comme peintre en bĂątiments, Isidore Pils remarque ses croquis et esquisses sur les murs de la cour de l’École des Beaux-Arts et le fait entrer dans son atelier. Il exĂ©cute avec lui les dĂ©corations intĂ©rieures de l’OpĂ©ra, puis rĂ©alise seul, en 1875, les fresques du plafond du grand escalier. C’est le dĂ©but d’une brillante carriĂšre. La multiplication des gazettes et publications imprimĂ©es Ă  cette Ă©poque ouvre un vaste champ Ă  l’illustration. De 1875 Ă  1880, Paul Renouard collabore Ă  L’Art, Ă  L’Illustration, Ă  Paris illustrĂ©. En 1884, il entre comme dessinateur au Graphic de Londres. Son talent y fait merveille et il se dĂ©tourne de la peinture pour une production graphique extrĂȘmement personnelle. Il obtient la mĂ©daille d’or aux expositions universelles de 1889 et 1900, il exerce comme professeur Ă  l’École des Arts DĂ©coratifs et se lie d’amitiĂ© avec les peintres Weerts et Degas. Il voyage beaucoup, suit une expĂ©dition en Tunisie, puis rĂ©side Ă  Washington oĂč il Ă©tudie la vie parlementaire des États-Unis. DĂ©cĂ©dĂ© en janvier 1924, Paul Renouard est enterrĂ© au petit cimetiĂšre de Chambon-sur-Cisse. En 1926, Ă  l’initiative de l’École de la Loire dont il fut le prĂ©sident, un buste est rĂ©alisĂ© par Albert Chartier, un de ses Ă©lĂšves aux Arts DĂ©coratifs, et inaugurĂ© dans les jardins de l’évĂȘchĂ©. DĂšs 1922, suite Ă  l’acquisition par la ville de l’album Paul Renouard, son oeuvre sur la guerre 1914-1917, complĂ©tĂ© d’un don important de l’artiste, sont inaugurĂ©es au MusĂ©e rĂ©gional de Blois, alors musĂ©e d’art contemporain situĂ© dans l’ancien Ă©vĂȘchĂ©, les salles entiĂšrement dĂ©diĂ©es Ă  Paul Renouard. La collection est complĂ©tĂ©e par des achats importants entre 1927 et 1935, puis par le don May en 1971. Au total ce fonds comprend sept peintures et environ 550 dessins et gravures. L’Ɠuvre de l’illustrateur Artiste intimement liĂ© Ă  son Ă©poque, l’oeuvre de Paul Renouard est un reflet vivace des choses vues et vĂ©cues. D’un trait sobre et rapide il fixe les gestes et expressions des personnages les plus divers, depuis les chefs d’État jusqu’aux dockers de la Tamise. Il saisit le mouvement et il traduit en gravures les grands Ă©vĂ©nements europĂ©ens procĂšs Dreyfus, procĂšs Zola, jubilĂ© de la reine d’Angleterre, sĂ©ances de la Chambre des DĂ©putĂ©s, expositions universelles, premiĂšre guerre mondiale. Il est Ă©galement virtuose dans ses Ă©tudes d’animaux. L’illustration Ă  la fin du XIXe siĂšcle Il ne faut pas oublier la part importante qui revient aux artistes de la fin du XIXe siĂšcle dans le domaine de l’image destinĂ©e Ă  la diffusion. La multiplication des gazettes et publications imprimĂ©es connaĂźt une extension qui ouvre un vaste champ Ă  l’illustration. La reproduction de la photographie par des procĂ©dĂ©s mĂ©caniques n’est pas encore nĂ©e et les artistes, tout comme aux siĂšcles passĂ©s, gardent encore le privilĂšge de rĂ©aliser des oeuvres reproduites en lithographie comme en gravure, sur cuivre ou sur bois. Les revues illustrĂ©es C’est par l’illustration de revues que Paul Renouard devient cĂ©lĂšbre non seulement en France mais Ă  l’étranger. Il est sollicitĂ© pour relater les scĂšnes d’actualitĂ© en des sĂ©ries de compositions dessinĂ©es au cours des cĂ©rĂ©monies et des grandes fĂȘtes officielles. Il exĂ©cute le portrait de grands personnages, tel le prĂ©sident Loubet ou Waldeck-Rousseau, ainsi que des croquis d’audience au procĂšs Dreyfus ou autres grands procĂšs du moment. Ses dessins paraissent dans L’Art, L’Illustration, le Paris illustrĂ©. Il devient le collaborateur attitrĂ© du Graphic en Angleterre ou il s’attache aux scĂšnes de la vie courante. Les thĂšmes chers Ă  Paul Renouard L’OpĂ©ra L’ambiance du théùtre de l’OpĂ©ra devient rapidement familiĂšre Ă  Paul Renouard et est pour lui une grande source d’inspiration. L’étude de la danse notamment le passionne. Paul Renouard frĂ©quente l’OpĂ©ra pendant 18 ans et accumule croquis et notes, Ă  la classe de danse, au foyer, dans les coulisses. En 1868 l’adaptation d’Hamlet, puis en 1872 celle d’AĂŻda, sont pour lui une source d’étude et de dĂ©lectation inĂ©puisable. Il saisit sur le vif le public, les acteurs Ă  l’OpĂ©ra de Paris et Ă  Londres Théùtre Royal Drurylane et publie en 1880 un luxueux album de 30 eaux-fortes. Les expositions universelles Paul Renouard se plaĂźt Ă  rendre les effets de mouvements de foules aux grandes expositions internationales. En 1889 et 1900 il collabore Ă  la Revue de l’Exposition universelle de Paris. Ce sont les nombreux dessins du trottoir roulant appelĂ© “Rue de l’avenir”, de la construction du Grand-Palais, du Palais de l’électricitĂ©, les ouvriers sur la tour Eiffel, sans oublier le rhinocĂ©ros du TrocadĂ©ro rĂ©alisĂ© par Henri Jacquemart pour l’Exposition universelle de 1878 et aujourd’hui sur le parvis du musĂ©e d’Orsay. Il illustre Ă©galement l’Exposition universelle de LiĂšge en 1905 Ă  l’occasion du 75e anniversaire de l’indĂ©pendance de la Belgique. Les croquis d’animaux Paul Renouard est inimitable dans ses Ă©tudes d’animaux. Ses gravures originales consacrĂ©es aux volailles, chiens, chats, rĂ©vĂšlent ses dons d’observateur caustique du geste et de l’expression. Ces gravures Ă©taient probablement destinĂ©es Ă  illustrer le livre intitulĂ© Croquis d’animaux par Renouard. La guerre de 14-18 La Grande Guerre bouleverse Paul Renouard et lui inspire des dessins oĂč le rĂ©alisme saisissant est liĂ© Ă  l’émotion. En 1917 il rĂ©alise un album Paul Renouard, son oeuvre sur la guerre, 1914-1917, comprenant dix eaux-fortes et vingt lithographies. Il dĂ©peint notamment de saisissants portraits de groupes des “gueules cassĂ©es”, les invalides de guerre. ouvert jusqu’au samedi 26 octobre 2019 du mercredi 2 octobre jusqu’au dimanche 13 octobre 2019ouvert du mercredi au vendredi 10H12H Ă  14H18H et samedi-dimanche de 15H Ă  18H du mardi 15 octobre jusqu’au samedi 26 octobre ouvert du mardi au samedi de 14H Ă  18H BRÈVE HISTOIRE DE LA PEINTURE DE PAYSAGE EN OCCIDENT »A TRAVERS LES COLLECTIONS DU MUSÉE SALIES En Chine et au Japon, la peinture de paysage est pleinement inhĂ©rente aux fondements de leurs valeurs culturelles. Elle en est un enjeu spirituel majeur qui traduit une quĂȘte d’harmonie avec la Nature et les Ă©lĂ©ments fondamentaux qui la composent Terre, air, eau, feu, espace ».En Occident, il en va tout autrement. La peinture de paysage s’exprime plus tardivement. Elle suivra un long cheminement d’émancipation durant les siĂšcles. Par quel parcours, cette peinture de genre, si longtemps inexplorĂ©e, s’affirme comme sujet autonome ? En quoi devient-elle un thĂšme essentiel pour un grand nombre de peintres ? comme un genre majeur et avoir une reconnaissance universelle ? Un court rappel historique appuyĂ© autant que possible sur quelques Ɠuvres du musĂ©e Salies, nous permettra de jalonner cette lente Ă©volution de la peinture de mieux comprendre le processus, utilisons la dĂ©finition du paysage que nous propose le dictionnaire 1° partie d’un pays, Ă©tendue de terre que la nature prĂ©sente Ă  l’observateur,2° figuration picturale ou graphique d’une Ă©tendue de pays oĂč la nature tient le premier rĂŽle et oĂč les figures d’hommes, d’animaux et les constructions fabriques sont accessoires. En s’appuyant sur ces donnĂ©es nous pouvons avancer que le monde Antique et le Moyen Âge ne questionnent pas rĂ©ellement la reprĂ©sentation picturale du paysage. Il est esquissĂ© et dĂ©pourvu de rĂ©elle terme de paysage n’apparaĂźt qu’à la Renaissance. L’utilisation de la perspective, permet au paysage d’intervenir dans les compositions picturales. Il sert essentiellement comme Ă©lĂ©ment de structure et de ponctuation aux Ă©laborations spatiales. Pour que le paysage prenne sa signification, il faut attendre le XVĂš siĂšcle, dans les Flandres. Il devient un enjeu pictural plus consĂ©quent. Flamands et hollandais, vont se passionner Ă  le dĂ©couvrir, Ă  le traduire et le faire entrer dans l’Histoire de l’ Hollandais Ă©taient Ă  juste titre fiers d’un pays qu’ils avaient en partie créé en repoussant la mer et qu’ils venaient de libĂ©rer de la domination espagnole. Le calvinisme dominant et le rĂ©gime rĂ©publicain n’étaient pas trĂšs favorables Ă  l’épanouissement de la peinture religieuse et de la peinture d’histoire. La prĂ©sence d’une bourgeoisie aisĂ©e, cultivĂ©e, dĂ©sireuse d’orner ses demeures urbaines de tableaux, a favorisĂ© l’essor du paysage hollandais au SiĂšcle d’Or »Ces peintres nordiques sont attentifs aux ciels changeants. A la lumiĂšre d’une saison ou d’un moment de la journĂ©e, ils occupent souvent les deux tiers de leurs tableaux. Si l’horizon de leurs paysages est bas le Plat Pays, l’attention des peintres hollandais se porte aussi avec une minutie de cartographe sur les Ă©glises, moulins, chemins et champs cultivĂ©s. L’homme y est prĂ©sent, mais c’est un personnage contemporain et non mythologique. De plus, ces peintres ont recours Ă  un systĂšme de reprĂ©sentation de l’espace diffĂ©rent de la perspective linĂ©aire adoptĂ©e par les Italiens. Par une subtile utilisation des teintes chaudes au premier plan, et de plus en plus froides dans le lointain, par l’estompage des contours au fur et Ă  mesure que l’on se rapproche de l’horizon, ils crĂ©ent l’illusion de la profondeur, c’est la perspective atmosphĂ©rique » qui Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sente chez Van la France du XVIIĂš siĂšcle, le voyage en Italie fait partie de la formation des peintres. En 1666, la crĂ©ation de l’AcadĂ©mie de France Ă  Rome facilitera les sĂ©jours des artistes français. Ces peintres ne peignent pas en plein air la campagne romaine. A partir de croquis, de souvenirs, l’artiste recompose en atelier un paysage amĂ©liorĂ©, un paysage idĂ©al », avec ses rĂ©fĂ©rences bibliques ou mythologiques. Nicolas Poussin 1594 – 1665 en est un remarquable exemple. A la fin du XVIIĂš siĂšcle et au dĂ©but du XVIIIĂš se dĂ©veloppe en Italie un genre particulier de paysage, la veduta » vue, en italien. Ils sont essentiellement urbains et d’une grande exactitude topographique. Ces vues, fidĂšles Ă  la perception optique de la rĂ©alitĂ©, sont souvent rĂ©alisĂ©es Ă  l’aide d’instruments, en particulier la camera oscura » chambre noire. Les vedutistes travaillaient pour de riches Ă©trangers, surtout Anglais, qui effectuaient une sorte de voyage de fin d’études, le Grand Tour », qui les conduisait en Italie. Ces prĂ©curseurs des touristes riches et cultivĂ©s, dĂ©siraient emporter en souvenir des vues prĂ©cises de Rome ou de Venise d’oĂč la nĂ©cessitĂ© de l’exactitude topographique et du petit format. Au XVIIIĂš, le SiĂšcle des LumiĂšres » porte un profond intĂ©rĂȘt pour la nature. La sensibilitĂ© au paysage naturaliste se manifeste avec engouement. Le dĂ©veloppement des cabinets de curiositĂ©s » tout autant que l’EncyclopĂ©die de Diderot et d’Alembert en tĂ©moignent. Les penseurs l’observent et l’interrogent. Jean-Jacques Rousseau l’y introduit dans la Nouvelle HĂ©loĂŻse et dans Les RĂȘveries du Promeneur solitaire. Les peintres tels que Fragonard et Watteau, dans leurs scĂšnes galantes et libertines, l’honorent et la la deuxiĂšme moitiĂ© du XVIIIĂš siĂšcle, oĂč triomphe le nĂ©oclassicisme mais oĂč s’annonce aussi le prĂ©romantisme, Hubert Robert connaĂźt le succĂšs en peignant des paysages avec des ruines antiques. Oh ! les belles, les sublimes ruines ! » s’exclame Diderot, philosophe et aussi grand amateur d’art. Au XIXĂš, avec le Romantisme, le paysage devient un sujet Ă  part entiĂšre. Il est un thĂšme majeur de ces peintres. Les peintres romantiques transfĂšrent dans le paysage tous leurs Ă©tats d’ñme. MĂ©lancoliques, ils aiment les bords des lacs, et les soleils couchants passionnĂ©s. ExaltĂ©s, ils recherchent la nature sauvage, les sommets inviolĂ©s, la mer dĂ©chaĂźnĂ©e, tous ces paysages considĂ©rĂ©s jusque-lĂ  comme rĂ©pulsifs et inquiĂ©tants. Levez-vous, orages dĂ©sirĂ©s » s’écrie Chateaubriand tandis que Madame Bovary n’aime la mer qu’à cause de ses tempĂȘtes ». Dans ses poĂšmes, dans ses dessins, Victor Hugo traduit l’amour des romantiques pour ces paysages peintres romantiques aiment aussi le dĂ©paysement, l’exotisme, l’ailleurs. Les prospections coloniales dynamisent ces quĂȘtes d’aventures. Ce n’est plus l’orient antique mais l’orient contemporain qui passionne. Au milieu du XIXĂš siĂšcle la peinture de plein air prend tout son essor. La rĂ©volution industrielle, l’urbanisation croissante donnent la nostalgie des vertes campagnes. Un pas dĂ©cisif sera franchi avec le dĂ©veloppement des chemins de fer et l’invention du tube de peinture. Les peintres peuvent aller sur le motif et travailler en plein air. Camille Corot en est un des prĂ©curseurs. Ses vues de la campagne romaine ensoleillĂ©e, ses paysages d’Ile de France baignĂ©s d’une douce lumiĂšre, font de lui, selon Delacroix, le pĂšre du paysage moderne ».Les peintres de Barbizon ThĂ©odore Rousseau, Jean-François Millet, Narcisse Virgile Diaz de la Peña, Charles-François Daubigny et tant d’autres fixent sur leurs toiles la forĂȘt de Fontainebleau, les prairies, les troupeaux, les clairiĂšres avec le rĂ©alisme des Hollandais du SiĂšcle d’ peintres rĂ©alistes reprĂ©sentent la nature telle qu’elle est. Gustave Courbet dit la peinture est un art essentiellement concret et ne peut consister que dans la reprĂ©sentation des choses rĂ©elles et existantes. Le beau donnĂ© par la nature est supĂ©rieur Ă  toutes les conventions de l’artiste ». Au mĂȘme moment Edouard Manet est refusĂ© au Salon pour avoir introduit dans le paysage de son DĂ©jeuner sur l’herbe » des femmes dĂ©nudĂ©es qui ne sont ni des dĂ©esses ni des nymphes antiques
Au dernier quart du XIXĂš siĂšcle, le paysage va connaĂźtre son apogĂ©e avec l’Impressionnisme. La peinture traduit la lumiĂšre, le paysage en est son meilleur interprĂšte. Le sujet est absorbĂ© dans l’atmosphĂšre et la vibration lumineuse de l’espace, des matiĂšres, des reflets, des ombres. La touche est apparente, tout est couleurs. La lumiĂšre est dĂ©but du XXĂš siĂšcle est une conquĂȘte de nouveaux territoires de la peinture. Les avant-gardes s’émancipent et inventent de nouvelles approches visuelles. Pour CĂ©zanne 1839-1906 comme pour les impressionnistes aucune peinture rĂ©alisĂ©e en atelier n’atteindra jamais celles peintes Ă  l’extĂ©rieur ». Outre l’approche instantanĂ©e des peintres impressionnistes, chez lui, le paysage n’est pas uniquement un chromatisme lumineux mais aussi une composition structurale. La couleur est utilisĂ©e comme matĂ©riau. Il traite, construit et synthĂ©tise la nature par le cĂŽne, le cylindre et la sphĂšre ». Par cette dĂ©marche, il plante le dĂ©cor, le chevalet, de ce que l’histoire de l’art dĂ©finira comme la suite, les peintres Fauves Matisse, Derain, etc. ont recours Ă  de larges aplats de couleurs pures et Ă©clatantes. Les paysages Ă©claboussent librement de puissantes tonalitĂ©s. C’est une peinture sans recul, instinctive. Les peintres Cubistes exploreront les leçons de CĂ©zanne tout en dĂ©finissant d’autres enjeux. Ils abolissent la perspective et dĂ©composent l’espace pour le soumettre Ă  diffĂ©rents angles d’approches visuelles. Dans l’hĂ©ritage de Van Gogh et dans l’horreur de la premiĂšre guerre mondiale, les peintres expressionnistes puiseront les couleurs de leurs palettes pour invoquer leurs tourments. Avec Kandinsky, fondateur de l’art abstrait, la peinture n’a plus besoin de sujet. Elle ne cherche plus Ă  imiter la nature. Le paysage, la rĂ©alitĂ© visuelle n’est plus nĂ©cessaire Ă  peindre pour traduire la dimension de l’espace intĂ©rieur du peintre. La peinture est livrĂ©e Ă  elle-mĂȘme. Elle se suffit en soi. Chromatismes, formes, taches, traces, rythmes, matiĂšres etc. sauront tout autant traduire les sentiments et les Ă©motions des artistes. 
Aucun de ces mouvements n’est reprĂ©sentĂ© dans les collections du musĂ©e Salies. Au XXIĂš siĂšcle, le rapport des artistes Ă  la nature semble plus consĂ©quent que jamais dans l’histoire de l’art. A la Renaissance, les humanistes mettent l’homme au centre du monde et de la crĂ©ation. De nos jours, l’anthropocĂšne l’ùre de l’Homme est un terme spĂ©cifique qu’utilisent les scientifiques pour Ă©tudier l’impact global de l’homme sur le monde et son Ă©cosystĂšme. De trĂšs nombreux artistes Ɠuvrent aussi en rĂ©fĂ©rence Ă  ces problĂ©matiques. L’art contemporain est marquĂ© par de nouveaux comportements et un large brassage artistique sur ces questionnements. Avec les problĂšmes Ă©cologiques, les pollutions, le rĂ©chauffement climatique, l’explosion dĂ©mographique et la rĂ©volution numĂ©rique, tout s’accĂ©lĂšre et devient mondialement exponentiel. Que ce soit avec des outils traditionnels, des installations, du land-art, du street-art, la photographie, la vidĂ©o ou les arts numĂ©riques, la nature, l’environnement, l’espace urbain, le cadre de vie, le paysage sont au cƓur des prĂ©occupations artistiques. La comprĂ©hension et la sauvegarde de la nature est dorĂ©navant une indissociable image de l’Homme. Sous l’angle artistique, le paysage est son plus fidĂšle portrait.

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